2D-DOC ou Cachet Electronique Visible : technologie à suivre !

La FNTC (Fédération Nationale des Tiers de Confiance) était intervenue lors d’une réunion du CR2PA (Club des Responsables et Politiques d’Archivage) en mars 2014.

A cette occasion, la technologie 2D-DOC a été présentée par Eric Normand.

Un an plus tard, lors du prochain salon Documation-Mis, la FNTC propose une conférence le 19/03/2015 à 12h30 sur le thème du Cachet Electronique Visible (CEV).

A l’origine, l’état Français souhaitait un système permettant de limiter les faux papier (rien de plus facile que de sortir un faux justificatif de domicile par exemple).

Il consiste en la matérialisation d’un code à barres (style QR-CODE) sur le document pour ‘prouver’ que le contenu du document est correct.

Je vois plusieurs aspects intéressants au Cachet Electronique Visible 2D-DOC :

  • simple pour l’utilisateur : le code est matérialisé sur le document et peut être scanné facilement (application android ou ios). La copie ne pose pas de problème
  • mode mixte : peut être utilisé aussi bien pour un document papier que pour ‘un document électronique
  • Axe entreprise : le code permet d’extraire les données du document sans procéder à une lecture intelligente du document (analyse de zone) qui n’est pas sûre à 100%. L’exemple d’une facture devient très facile à lire avec ce système.

Au niveau technique, le 2D-DOC repose sur les mécanismes suivants :

  • Création du code :
  1. Identification des informations « essentielles » du document. Pour une quittance de loyer, on aurait l’adresse, le nom du locataire, la date et le montant du loyer
  2. Génération d’une empreinte unique à partir de ces informations
  3. Cette empreinte est signée via un certificat (clé privée de l’émetteur) délivré par l’ANTS (Agence Nationale des Titres Sécurisés)
  4. Les informations essentielles ainsi que l’empreinte signée sont utilisées pour générer un code (équivalent d’un QR-CODE)
  5. Ce code est inséré dans le document
  • Lecture du code :
  1. La personne lit le code à barres au travers d’une application et récupère les informations sur l’émetteur
  2. L’application se connecte sur le site de l’ANTS pour vérifier que tout est valide
  3. La personne peut comparer les données décryptées avec celles présentes sur le document et ainsi être certaine que son contenu n’a pas été falsifié

En revanche, ce mécanisme n’est pas prévu pour gérer tout type de document : les informations « essentielles » doivent être limitées pour être coder. On pourrait mettre une facture mais pas un contrat avec toutes ses clauses…

Pour aller plus loin :

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On ne se mooc pas de vous ! Inscrivez-vous avant le 7 mars 2015

Sollicité par des centaines (voire milliers ?) de lecteurs, je reprends du service avec la publication de ce court article…

Car il y a urgence !

En effet, la plateforme FUN, met à disposition un MOOC (Massive Open Online Courses) proposé par le CR2PA sur l’archivage

Et les inscriptions se terminent le 7 mars 2015.

Le fait de s’inscrire permet d’accéder aux vidéos et documents, ressources très intéressantes sur le sujet.

Donc n’hésitez pas…